SYNTHÈSE DES ACTIONS MENÉES SUR LA “MAISON DU PÊCHEUR”

Cette parcelle est le lieu d’un dépôt de résidus industriels autorisé par l’administration en son temps. En bordure de cette parcelle, coté Est, il existait une ancienne maison individuelle dite « la maison du pêcheur », ainsi que des annexes techniques industrielles notamment l’ancienne pomperie qui servait à alimenter le bassin d’incendie situé sur la plateforme industrielle. 

Depuis 2017, Ginkgo s’est attaché à renforcer le système de sécurité sur le site et notamment sur cette parcelle en renforçant les restrictions d’accès, signalisations, gardiennage, caméras. 

Découvrez dans la synthèse ci-après les actions menées depuis 2017 sur la « Maison du pêcheur ».

MISE EN SÉCURITÉ DU BÂTIMENT SITUÉ 2 TRAVERSE DE LA MARBRERIE

L’opération de mise en sécurité du bâtiment situé 2 traverse de la marbrerie est la conséquence d’une demande exprimée par les services de la Ville de Marseille dans le cadre d’un arrêté de péril émis en décembre 2018.

Les travaux exécutés dans le cadre de cet arrêté de péril ont été dimensionnés par un expert. Réalisés en janvier 2019, ils ont porté sur un confortement de la structure du bâtiment à usage d’habitation (vide de tout occupant depuis que nous en sommes propriétaires).

Ces travaux ont été réceptionnés par l’expert et la Ville. La Ville a acté l’efficience de ces travaux en délivrant une main levée partielle de l’arrêté de péril en février 2019 (partielle car l’usage de l’habitation n’étant plus possible, la main levée complète ne pourra être prononcée que si l’habitation est rénovée et habitable ou entièrement démolie).

Le projet global de réhabilitation du site inclut ce bâtiment, destiné à être démoli. Le permis de construire valant permis de démolir, nous avons réalisé les études d’amiante et de plomb sur tous les bâtiments du projet dont celui de la traverse de la Marbrerie.

Un premier permis de construire avait été déposé fin 2019 puis, annulé en avril 2021. Un second permis vient d’être déposé en décembre 2021. Depuis lors, nous sommes dans l’attente du permis de construire pour effectuer la démolition de ce bâtiment dans les règles habituelles règlementaires.

Nous avons assuré à plusieurs reprises des interventions sur les tuiles de rive, sur le débroussaillage périphérique… Nous constatons néanmoins que depuis la dernière intervention de confortement effectuée en mai 2021, l’état de la toiture s’est dégradé.

Nous avons souhaité nous assurer de l’état à date de ce bâtiment et avons lancé des actions supplémentaires, et notamment une visite du site effectuée le 4 février 2022 pour réalisation d’une inspection visuelle du bâtiment et des avoisinants. Il nous est alors confirmé la nécessité de mener quelques travaux de confortement et notamment :

  • Remaçonner les tuiles en rive donnant sur la traverse de la Marbrerie aux endroits potentiellement dégradés,
  • Enduire du pignon aux endroits de faiblesse,
  • Mettre en place d’un filet à maille fine, pour retenir d’éventuels débris : sous réserve de sa faisabilité technique (fixation, prise au vent).

Nous apprenons par hasard qu’un arrêté de mise en sécurité est affiché sur le bâtiment le 10 février (nous ne recevrons la lettre recommandée au siège de la société que le 7 mars).

Cet arrêté indique la nécessité de nommer un expert ou un maitre d’œuvre pour évaluer la nature des travaux à réaliser pour effectuer cette mise en sécurité et de les exécuter sous un délai d’un mois. Les travaux de mise en sécurité sont nommés dans cet arrêté comme consistant en « la dépose de tous les éléments instables ».

Nous mandatons un expert structure pour effectuer un audit sur site. Les conclusions de cet audit indiquent « qu’il n’existe plus aucune solution de confortement provisoire car les planchers n’assurent plus leur rôle de contreventement ». Il nous conseille « de mettre en sécurité par curage cette construction dès que possible ». « Cela consistera à araser la construction au niveau de la hauteur du mur de clôture, en laissant les gravats sur place et en réalisant un « chaperon » sur le sommet de l’ancien mur de façade qui deviendra, de fait, un simple mur de clôture. Les gravats pourront être laissé sur place et ne constituerons pas de danger structurel de poussée ».

Ces travaux de mise en sécurité ont donc été programmés le 7 avril en urgence dans la mesure où un délai exécutoire d’un mois demandé arrivait à son terme. Ces travaux ont été réalisés avec un arrêté de voirie de la Ville et après avoir mandaté un huissier pour constater l’état des habitations mitoyennes.

Le bâtiment a été arasé à 2 m comme indiqué. Les gravats sont restés sur place comme préconisé. Ces travaux se sont déroulés sous arrêté de la ville et avec une sécurisation du site et des accès. Ces travaux ont somme toute généré de la poussière lors de l’arase des murs. Cette gêne occasionnée a néanmoins été très limitée dans l’espace et dans le temps. Aucune pollution n’est associée à l’arase des murs de cette habitation résidentielle, sans aucun lien avec les activités historiques du site industriel voisin.

Cette mise en sécurité est désormais totalement effective, les pierres de pignon étant scellées depuis fin avril 2022.

La procédure de démolition et la gestion des gravats interviendront sous l’autorisation d’urbanisme associée et déposée le 28 décembre 2021 dans le cadre du permis de construire lié au projet de redéveloppement.

TRAVAUX DE MISE EN SÉCURITÉ DU BORD DE MER

Lundi 24 et mardi 25 août 2020, les travaux de mise en sécurité du bord de mer au niveau de la maison du pêcheur ont été terminés par la société DSBC.

Ces travaux ont consisté en les étapes suivantes :

  • Reculer les gravats de la démolition loin du bord de mer,
  • Finir de trier les matériaux de démolition de la maison en 2 tas distincts,
  • Bâcher ces tas pour que rien ne s’envole.

ACTUALITÉS DU 24 JUILLET

Comme chaque année, le débroussaillage en mitoyenneté des habitations marbrerie, au gymnase et au champ du haut vers l’école a été fait.

Côté cabane du pêcheur,  le débroussaillage est en cours. Afin de sécuriser les lieux, une nouvelle pelle interviendra mercredi 29 juillet pour faire deux tas éloignés du bord et les bâcher.

DÉBROUSSAILLAGE

Le débroussaillage du site de la Société Française des Produits Tartriques Mante (S.F.P.T.M) se fera du lundi 13 au mercredi 15 juillet 2020.

DÉMOLITION DE LA MAISON DES PÊCHEURS DE LA MADRAGUE DE MONTREDON

En marge du projet de réhabilitation de l’ancienne usine Legré-Mante, Ginkgo procède depuis hier, lundi 6 juillet, à la démolition de la maison des pêcheurs de la Madrague de Montredon.

Cette démolition est encadrée par l’arrêté de péril grave et imminent, et fait suite à l’ensemble des mesures de protection précédemment mises en oeuvre (sécurisation et condamnation du site, neutralisation des fluides, nettoyage, curage et enlèvement des déchets) et la réalisation des études géotechnique et de désamiantage.

Les travaux préliminaires de curage et l’enlèvement des déchets ont été réalisés par la société DI. Les travaux de désamiantage se sont déroulés du 04/3/19 au 20/3/19 avec l’attestation de fin de décontamination.

Les travaux de démolition du cabanon et de la terrasse sont menés par l’entreprise DSCB en dehors de l’emprise du crassier pour le compte de Ginkgo dans le respect des règles d’affichage sur le site des travaux, des règles de sécurité afférentes à ce type d’intervention en toute transparence avec les acteurs concernés et dans le respect des conditions du permis de démolir du 14/11/2019.